Les finitions possibles pour des encadrements de fenêtres en bois
Le mat
Le mat apporte à l’encadrement de fenêtre un rendu profond, sobre et sans reflets, donnant au bois un aspect naturel. Idéale pour atténuer les irrégularités du bois ou pour rendre moins visible une ancienne peinture, cette texture donne un effet « matière » qui valorise le caractère authentique des menuiseries en bois.
S’il constitue un bon choix pour les encadrements de fenêtres, le mat convient à d’autres supports en bois, comme les portes intérieures, mais aussi les plinthes ou encore les lambris.
Outre sa capacité à masquer les petites imperfections, le mat est par ailleurs moins sensible aux marques visuelles localisées.
Polyvalent, il convient aux menuiseries d’une chambre comme à celles d’un séjour ou d’autres espaces peu exposés à des frottements fréquents.
Le velours
La finition velours constitue un compromis intéressant entre le mat et le satiné. Elle se caractérise par un léger toucher soyeux et apporte de la profondeur tout en captant subtilement la lumière.
Si la finition velours met en valeur les volumes des encadrements de fenêtres, elle aussi convient à d’autres menuiseries ou boiseries intérieures, dont les portes de communication et les boiseries murales.
Le velours est choisi aussi pour sa bonne résistance aux traces et à l’usure légère ou encore pour sa facilité de nettoyage.
Polyvalente, une peinture velours convient aux encadrements de fenêtres d’une pièce de vie comme un salon ou une chambre principale, mais aussi à ceux d’un couloir ou d’une entrée.
Le satiné

Le satiné apporte un léger effet brillant, il capte la lumière et souligne les lignes de la menuiserie de la fenêtre.
Le satiné donne à un encadrement de fenêtre un aspect plus structuré et net, et met en valeur les détails du bois et les moulures.
Comme le mat et le velours, le satiné convient à d’autres menuiseries ou boiseries intérieures, dont les portes, les plinthes ou encore les escaliers.
La peinture satinée est choisie aussi et surtout pour sa grande résistance aux chocs et aux frottements, ainsi qu’aux nettoyages fréquents.
Facile d’entretien, elle convient aux menuiseries en bois de la cuisine ou de la salle de bain, mais aussi à celles d’un couloir ou d’autres zones de passage.
Vous connaissez désormais les différentes finitions possibles pour des encadrements de fenêtres comme pour d’autres menuiseries en bois. Pour obtenir un résultat à la hauteur de vos attentes, il convient aussi de connaître la marche à suivre pour la mise en peinture.
La nécessaire protection de l’environnement avant de peindre
Avant de commencer à peindre ou repeindre, il est important d’avoir une zone de travail dégagée et de protéger les différents éléments ou surfaces se trouvant à proximité, cette étape contribuant à la qualité du rendu final.
Les murs autour de l’encadrement de fenêtre
Appliquez avec précision un ruban de masquage le long des bords de l’encadrement de fenêtre. Puis, complétez avec une bâche en plastique ou du papier de protection adapté pour protéger les murs des éclaboussures.
Le vitrage de la fenêtre
Le ruban de masquage sera également nécessaire pour protéger le vitrage de la fenêtre. Appliquez-le sur tout le pourtour du verre pour protéger les joints et éviter les débordements.
À noter qu’il est possible de recouvrir entièrement la vitre avec un film en plastique à fixer avec un ruban, pour une protection maximale.
Le sol sous la fenêtre
Installez une bâche de protection épaisse ou un carton de chantier adapté pour absorber les éventuelles éclaboussures de peinture. Pensez à fixer ce dispositif avec un ruban adhésif pour éviter qu’il ne se déplace lors des travaux.
Les éléments de menuiserie adjacents
Les portes comme les plinthes se trouvant à proximité de la fenêtre sont elles aussi à protéger, en l’occurrence avec un ruban de masquage ou des films plastiques.
La bonne préparation des surfaces à peindre
Le nettoyage
Le nettoyage est une étape indispensable pour garantir la bonne adhérence de la sous-couche et de la peinture et obtenir un rendu homogène et durable.
Pour dépoussiérer du bois brut ou déjà peint en bon état, vous aurez simplement besoin d’un chiffon microfibre sec ou légèrement humide, mais vous pouvez aussi vous servir d'une brosse souple pour atteindre les moulures et recoins.
Pour les surfaces sculptées ou les menuiseries anciennes, servez-vous plutôt d’un aspirateur équipé d’un embout à brosse. Et après avoir retiré la poussière incrustée dans les reliefs, finalisez le nettoyage avec un chiffon propre.
Le dégraissage est nécessaire dans certains cas, notamment lorsque l’encadrement présente des traces de gras (pollution intérieure, anciennes couches de cire ou de produits d’entretien…)
Pour ce faire, vous aurez besoin d’une éponge douce imbibée d’eau tiède additionnée d’un savon dégraissant ou d’un produit spécifique adapté.
Après le dégraissage, rincez légèrement avec une éponge propre et humide. Ensuite, séchez en utilisant un chiffon non pelucheux.
Le ponçage
Le ponçage fait lui aussi partie des étapes indispensables, cette opération favorisant la bonne accroche de l’apprêt et de la peinture, en uniformisant la surface et en éliminant les aspérités.
Sur du bois brut ou légèrement irrégulier, il est conseillé d’utiliser du papier abrasif à grain moyen. Pour les surfaces planes, vous pouvez travailler manuellement en utilisant une cale à poncer.
Sur les encadrements de fenêtres déjà peints ou vernis, utilisez un abrasif à grain fin. Et pour les zones planes plus larges, il est conseillé d’utiliser une ponceuse orbitale.
Les feuilles abrasives pliées ou les éponges abrasives sont, elles, pratiques pour les moulures et les angles. Le ponçage doit se faire manuellement pour en garantir la précision.
Le décapage si nécessaire
Le décapage est nécessaire quand l’ancienne peinture s’écaille, se fissure ou n’adhère plus ou mal au support. Il en est de même quand le bois est recouvert de plusieurs anciennes couches de peinture, de vernis ou de lasure.
Décaper est également nécessaire si vous souhaitez revenir au bois brut ou encore pour changer radicalement de teinte (passer d’une teinte sombre à une teinte claire par exemple).
Parmi les techniques possibles, il y a le décapage mécanique. Avec cette méthode, vous aurez besoin d’une ponceuse orbitale pour enlever progressivement le revêtement existant, que vous allez ensuite retirer en utilisant une spatule ou un grattoir. Cette technique est recommandée pour les bois robustes et les zones planes ou légèrement abîmées.
Il y a aussi le décapage chimique. La technique consiste à appliquer sur le bois un produit chimique adapté. Celui-ci ramollit les liants de l’ancienne peinture, jusqu’à provoquer un cloquage ou un gondolement. Les résidus de ce revêtement peuvent par la suite être retirés avec une spatule. Cette méthode convient aux encadrements complexes, moulurés ou difficiles d’accès.
Enfin, il y a le décapage thermique. Les anciennes couches sont ramollies avec un décapeur thermique adapté, avant d’être enlevées avec une spatule. Cette technique est pratique notamment pour les bois massifs pouvant supporter la chaleur.
L’application de la sous-couche et de la peinture
La sous-couche
L’application de l’apprêt est indispensable pour assurer la bonne adhérence de la nouvelle peinture. Cela permet d’uniformiser la porosité du support, évitant les différences d’absorption et garantissant un rendu homogène. La sous-couche protège le bois contre les remontées de tanins.
La première étape consiste à bien mélanger la sous-couche avec un bâton mélangeur ou un malaxeur sur perceuse si c’est en grande quantité. Puis, utilisez un pinceau à rechampir pour l’appliquer sur les moulures, les angles et les bords de l’encadrement de fenêtre.
Ensuite, utilisez un petit rouleau laqueur (en mousse ou en microfibre, selon le rendu souhaité) pour appliquer le primaire d’accrochage sur les zones planes, en effectuant des passes croisées pour une bonne répartition du produit.
Après séchage, pensez à effectuer un léger égrenage avec une feuille abrasive à grain fin pour lisser la surface.
La peinture

Assurez-vous d’abord que l’apprêt est complètement sec et que la surface est propre. Si nécessaire, effectuez un léger dépoussiérage en utilisant un chiffon microfibre, pour éliminer d’éventuelles particules.
Puis, mélangez soigneusement la peinture pour obtenir une teinte uniforme.
Après cette étape, vous pouvez peindre les angles et les détails de l’encadrement de fenêtre, en utilisant, comme pour la sous-couche, un pinceau à rechampir. Faites en sorte que vos couches soient fines et régulières pour éviter les surépaisseurs visibles.
Ensuite, appliquez la peinture sur les parties planes, en utilisant là aussi un rouleau laqueur. Et comme pour l’apprêt, il est conseillé de croiser les passes puis de lisser dans le sens du bois, pour obtenir un rendu uniforme.
Pour les encadrements de fenêtres en bois ancien ou fortement texturé, il est recommandé de travailler en couches fines successives pour préserver les détails du bois.
Après séchage et avant de passer à la deuxième couche, vous pouvez effectuer un léger ponçage avec un abrasif très fin.
L’application de la deuxième couche se fait avec les mêmes techniques et outils que pour la première.
Vous pouvez donc sublimer vos encadrements de fenêtres sans grandes difficultés. Il ne vous reste plus qu'à choisir parmi les différents couleurs possibles et à harmoniser la teinte que vous aurez choisie avec celles des autres éléments décoratifs, comme les murs, le plafond ou encore le mobilier
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